Pingyao

Elle est un ailleurs, une étincelle d’ombres

Certains l’appréhendent comme un trajet au repos,

d’autres voient un adieu, une mort éphémère.

L’écrivain l’utilise comme une bigorne.

Pour quelques uns, elle est un étau à la liberté,

un pas en retrait.

Et puis à d’autres, elle est un cristal d’images.

Elle peut être courte, longue, blanche, agitée,

pleine d’une ivresse pénétrante et menaçante.

Elle peut être inutile, définitive, au large de nos ailleurs.

Oui Emily*, c’est un refuge qui parfois corne le glas,

un secret, une peur, une évidence mais toujours une certitude.

C’est sans doute une mer sans fin,

un millénaire qui n’aura pour seul limite que le matin.

La nuit.

Philippe – 14/08/2017 – Pingyao

*Emily Dickinson (1830 – 1886) est une poétesse américaine. Car l’adieu, c’est la nuit, édité chez Galimmard Poésie. Elle a donné à la poésie un structure tendue, où l’intime et les jours communs affrontent l’ineffable et l’aérien.

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