Xi’an

Chaque gouttelette de rosée use la roche

Comme le temps érode les conflits

Une nuit débouchera sur un beau matin

Je me rappelle certains de mes oublis

Oui, j’aime l’immensité, ce qui n’a pas de fin, la vie

J’aime le ciel, ses étourneaux, sa chape nuageuse

J’irai même jusqu’à aimer novembre, décembre et janvier

Les petits jours bleuté

J’aime regarder l’hiver et m’inspirer de son réalisme

Ses petits bouts de grisaille

Ses petits bouts de nuage

Ses petits riens, ses petits morceaux de réel qui échappent au perpétuel

Ses lucioles froides sans lesquelles noël est moins noël

Ses étoiles qui tournoient par millions

Qui ont tant hésité à quitter l’immensité

Qui ont tant hésité à recouvrir Auschwitz

Elle craignent autant notre toucher que nous craignons la mort

Mais qu’aiment tant les enfants

Je me rappelle, j’aime cette humidité en suspens, les sons qu’elle voile, ceux qu’elle dévoile

Ces muguets de l’hiver qui viennent mourir dans nos bouches, dans nos yeux

Ces petits bouts de nuage qui tiédis et noircis bien trop tôt se liquéfient pour finir dans l’oubli.

Philippe – 16/08/2017 – Autour de XI’AN – Armée des soldats

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